"J'ai juste envie de courir" disait le héros bien connu d'un film. Courses sur route ou courses natures, sur des trails, en off, seul ou en groupe, le jour ou la nuit, pour dépasser ses limites ou simplement pour le plaisir.
Pfiou, j'en ai bavé pour trouver un titre qui ne veut rien dire. Si si, je vous assure, ça ne veut strictement rien dire. Comme toujours durant cette période, j'ai devant moi 2 routes : la première est très jolie, bien bitumée, droite et agréable, c'est l'appel à l'inactivité, un petit cocon bien agréable dans ces temps de rigueur climatique. Mais elle mène à une impasse et ne sert à rien. La seconde est beaucoup plus cahotique, froide, désagréable, fatigante. Elle oblige à faire des efforts, à se bouger. Mais une belle récompense est au bout et surtout, bien que beaucoup plus difficile, on ne l'emprunte pas seul mais avec des amis. La plupart du temps je choisis la 1ère route, à tord...
J'ai l'impression d'être aujourd'hui devant cette alternative. 6 semaines de coupure presque totale, la reprise devient de plus en plus dure jusqu'au moment où le retard accumulé fait qu'on lâche complêtement.
C’est un fait, je cours moins, beaucoup moins. On va dire que cela coïncide avec une de mes activités parallèles qui vampirise mon temps libre et même un peu plus. D’ailleurs, il faudra que j’écrive un truc sur ce bidule un jour. Quoique... Enfin j’en suis conscient, c’est déjà pas mal, mais il faut que je reprenne les choses en main.
La mise à jour de l’entraînement a peu d’intérêt car mes quelques sorties se sont limitées à des footings de 30 minutes voire une heure dans le meilleur des cas. Quitte à raconter sa vie, autant le faire lorsque c’est intéressant. Les quelques lecteurs assidus de ce blog ne m’en voudront pas outre mesure.
Il faut dire aussi que cette période a de quoi faire déprimer. C’est la fin de l’automne, on a déjà un bon mois de froid et de flotte derrière nous. Au boulot, de ma fenêtre donnant sur le plateau de Gravelle, je ne vois que des arbres humides et dépouillés, un ciel gris et des bagnoles qui passent. Mettre ses running dans ces conditions relève de l’exploit. Et le vélo, je n’en parle même pas. Quand on se couche à minuit, se lever à 6h15 du matin pour aller bosser en vélo à 7h, la nuit, dans le froid et sous la pluie, c’est presque mission impossible. Autant d’arguments à mettre au crédit des excuses à 2 balles. Dans le cas présent, ça vaut même un peu plus. Cependant, le problème est ailleurs, vous ne le savez peut-être pas chers lecteurs très confidentiels mais moi oui, moi je sais pourquoi. Je pense que certains certains savent très bien de quoi je veux parler.
Autant le Printemps sonne pour moi comme un appel à l’activité sportive, autant là, je n’ai qu’une envie, rester au chaud, allumer mon PC et me coucher vers minuit… dans le meilleur des cas. Le scénario est déjà écrit, je suis ce régime jusqu’au mois de mars, je prends environ 5 kg et un immense ras le bol me fait sortir de ma tanière. Et là, j’arrête toute activité nocturne pour me lancer à corps perdu dans un programme d’entraînement intensif de remise en forme. Ouéééé !!!
En fait, je rame pendant 3 mois pour retrouver un semblant de forme jusqu’au mois d’octobre-novembre, mois durant lequel je me resédentarise tel un mollusque sur son rocher. Sauf que là, primo, j’ai des objectifs à tenir dès le mois d’avril et secundo, je n’ai pas envie de reproduire encore une fois ce schéma catastrophe.
Donc, à moi de trouver une solution puisque je connais le problème. J’en connais une assez radicale, éprouvée depuis 2 ans et qui fonctionne plutôt pas mal. Ca m’ennuie un peu mais si c’est le seul moyen, pourquoi pas.
En théorie et si tout se passe bien, décembre, c'est-à-dire maintenant, sera consacré à une reprise du foncier agrémentée de quelques séances de piste histoire de se préparer pour le mois de janvier. C’est là que la préparation pour le marathon de Paris commencera avec une première phase de vma puis une montée progressive en charge jusqu’en avril.
Maintenant que je me la suis bien "pété" avec mes planifications dignes de dernier jogging international, je n’ai plus qu’à mettre en pratique tout cela. En gros, je sais ce qui est bon et ce qui l’est moins.
En janvier, je réanimerai la section "entraînement" à coups de pieds au c... et de baffes dans la g... et tant pis si ça fait mal :-)