"J'ai juste envie de courir" disait le héros bien connu d'un film. Courses sur route ou courses natures, sur des trails, en off, seul ou en groupe, le jour ou la nuit, pour dépasser ses limites ou simplement pour le plaisir.
Mon blog va reprendre du service. Après avoir plus ou moins digéré ma déception suite à mon abandon à la Trans’Aq, je reprends l’entraînement pour la Courmayeur – Champex – Chamonix (CCC) autour du Mont-Blanc.
Je connais bien le coin. J’ai fais 2 fois le tour complet du site en randonnée et j’ai participé à l’UTMB en 2007. Participer est un maximum car j’ai abandonné prématurément au bout de 30km aux Contamines. Le souvenir de la région reste douloureux dans mon esprit déjà torturé et en proie au doute.
Grosso-modo, il me reste un bon mois d’entraînement sachant que j’ai encore la prépa Trans’Aq dans les pattes.
Un compte-rendu de la Trans’Aq est en projet. J’ai du mal à commencer et je ne sais vraiment pas par quel bout prendre ce récit. Je ne souhaitais pas en faire au départ mais j’ai tellement aimé cette course que je ne pouvais pas passer à côté. Caroline a pris un max de photos dans lesquelles je vais puiser pour vous faire vivre cette tranche d’aventure. Au pire, ce ne sera qu’un mini reportage. Je crois que le fait déclencheur au récit fait suite à mon envie de recommencer l’année prochaine… si la course a toujours lieu. Car l’organisateur déplore une participation qui stagne depuis le début à 150 participants et un investissement total pendant 9 mois. Si l’on ajoute à cela les contraintes toujours plus lourdes, l’exigence toujours plus grande des coureurs, et la fraction incompressible des mécontents, il y a de quoi jeter l’éponge. Bon, égoïstement, j’espère que ce ne sera pas le cas en 2010.
Le gros point négatif du moment est mon absence de motivation pour la CCC. Pour tout avouer, cette course me fait peur ou plutôt me lancer sur une course d’environ 22-24h me fait peur. Non seulement, elle fait suite à mon abandon à la Trans’Aq mais en plus, j’ai déjà connu l’échec là-bas en 2007. D’un autre côté, aller au bout remettrait les compteurs à zéro. Mais voilà, il faut repartir sur une préparation qui n’a rien à voir avec celle de la Trans’Aq. Il faut faire beaucoup de dénivelé alors que jusqu’à maintenant j’ai aligné les bornes à 8/9 km/h.
De plus, la Trans’Aq a révélé quelques soucis. Tout d’abord, le stress. Je cours la plupart du temps avec une boule au ventre. C’est une espèce d’appréhension permanente qui crée une sensation d’angoisse. Conséquence je suis essoufflé alors que tous les voyants sont au vert.
Sur les longues courses, mon rythme cardiaque diminue après plusieurs heures et j’ai de plus en plus de mal à respirer.
Plusieurs causes possibles. Il y a peu, j’ai lu un article de Denis Riché sur les endotoxines ". En gros, c’est une espèce de poison qui va de l’estomac vers le sang et qui peut provoquer un essoufflement important. Il est aussi possible que la chaleur, l’alimentation, l’hydratation ou tout simplement le manque de jus au départ soient la raison de mon arrêt prématuré. Bref, je cherche la cause de mon problème. A la fin du mois, je vois un traumatologue du sport pour examiner tout cela. J’en profiterai pour faire le point…
Concernant la CCC, je vais l’aborder en toute décontraction. Cela tombe plutôt bien, j’ai autant envie de la faire que de ne pas la faire. Ma préparation sera donc légère, je vais faire un peu de vélo d’ici le mois d’août et une reconnaissance du parcours fin juillet. Je vais essayer de faire les 25 bosses à Fontainebleau au moins 2 fois en y allant vraiment très cool. J’ai décidé de ne faire aucun plan de course, de courir sans cardio, sans chrono, sans bâton et sans pression (sauf la bière à l’arrivée). Si je passe les barrières horaires, tant mieux, sinon, ben tant pis. J’aimerai tout de même aller au bout pour finir la saison sur une note positive.
Je ne veux pas tirer de plans sur la comète mais si la course se passe bien, ce sera une ouverture vers l’UTMB en 2010. J’aurai les points qualificatifs et j’envisagerai éventuellement de remettre ça.
Mais on n’y est pas encore, ce sera une autre histoire.