"J'ai juste envie de courir" disait le héros bien connu d'un film. Courses sur route ou courses natures, sur des trails, en off, seul ou en groupe, le jour ou la nuit, pour dépasser ses limites ou simplement pour le plaisir.
Enfin, la période difficile est passée. Les beaux jours arrivent accompagnés de températures plus clémentes. D’habitude, j’hiberne un peu sur le plan sportif de janvier à mars mais pour une fois, je me suis accroché en attendant des jours meilleurs. Et ces derniers arrivent enfin… cool !
J’ai eu un coup de mou mi-janvier où j’ai failli lâcher mais ensuite c’est reparti grâce aux potos du club. Les SMS pour se donner rendez-vous le soir sur la piste, dans les rues d’Issy les Moulineaux, au parc de l’île Saint-Germain ou au parc de Sceaux m’ont permis d’être assez régulier.
Cette semaine est la dernière semaine difficile du 3ème cycle de 4 semaines pour la préparation du marathon de Paris. Jeudi, ce sera un 3x4000m sur la piste et dimanche, une bonne sortie longue de 2h45’. Ensuite, j’aurai 2 semaines pour « faire du jus » avant le 5 avril.
L’envie de courir est intacte, irrésistible… je n’ai qu’un désir, chausser mes running et partir longtemps. La Trans’Aq approche vite, il reste moins de 10 semaines avant le départ et le stress commence à monter. J’ai hâte de terminer le marathon de Paris pour être complètement dedans.
Je vais faire 2 trails après Paris : la cheptainville 27km le 26/04 et le trail des cerfs 34km le 17/05. Ces trails seront intégrés à des « week-end choc ». Lors d’un « week-end choc », je ferai 3 sorties longues d’affilée d’au minimum 2 heures le vendredi, le samedi et le dimanche. Je cumulerai 80 bornes voire plus sur 3 jours en travaillant sur la fatigue. Le but est de ne pas me faire mal sur une sortie trop longue tout en alignant les km. Toute le difficulté résidera dans le fait d’être fatigué sans être cramé.
Si je devais faire un bilan, d’un point de vue général, le constat est plutôt positif. Néanmoins, l’objectif de départ n’a pas été atteint. Je n’ai pas battu mes records sur 10km, sur semi et sauf miracle, ce sera également le cas au marathon de Paris.
Plusieurs explications à cela :
- Depuis les Templiers, j’ai bullé 2 mois avant de me remettre sérieusement à la course or, ce délai est trop important. Je suis quasiment reparti de zéro.
- Il faut être réaliste, et se dire qu’on va battre ses records d’un claquement de doigt parce qu’on a décidé d’être un peu régulier pendant 3 mois, est illusoire. La course à pied est un sport ingrat, un sport de besogneux et les résultats s’acquièrent avec le temps et la patience. Mon niveau progresse certes, mais c’est beaucoup trop juste pour espérer quoique ce soit.
- Je suis trop lourd, je plafonne entre 75,5 et 76kg, assez loin de mon poids de forme qui est de 70kg. Je fais attention mais pas assez. Je fais trop d’écarts, pain, fromage, chocolat, MacDo, pizza, bière, etc. et je le paye en plafonnant sur la balance. Je ne grossis pas, c’est déjà ça.
- Je voulais faire du vélo en hiver pour gagner un peu en résistance mais le courage m’a manqué. La nuit, le froid et la pluie ont sabré ma motivation avec une déconcertante facilité.
- Enfin, la neige a perturbé le mois de janvier et ce sont 2 semaines de retard que nous avons pris lors de la préparation.
Malgré tout, je ne m’inquiète pas trop. Si je termine Paris entre 3h45 et 4h, ce sera un bon début. Au moins, cela me motivera pour faire un autre marathon car j’avoue que la reprise de la route m’a bien plu. J’aime bien la course au chrono, les temps de passage et le fait de ne rien lâcher dans le contexte compétition. J’ai aussi retrouvé gout à la piste au sein du club. J’ai toujours beaucoup de mal avec les séances de VMA mais pour le reste, c’est plutôt sympa. Mon cauchemar, ce sont les 400m, je n’arrive pas à me transcender pour accélérer. De plus, avec le trail, ma foulée s’est tassée, je cours en arrière sur les talons. J’aimerai bien retrouver une foulée un peu plus aérienne.
Voilà pour cette petite mise au point. Elle me permet de remettre les choses à leur place. Je ferai un tableau récapitulatif de mes entraînements depuis le 1er janvier jusqu’à la fin de la préparation marathon. J’y intègrerai des codes couleur selon le type de séance. Je pense qu’il en sortira une certaine logique quant au résultat final.